La prime à l’autoconsommation est supprimée. Pour toute demande complète de raccordement (DCR) déposée depuis le 5 juin 2026, l’arrêté du 1ᵉʳ juin 2026 met fin à cette aide qui atteignait encore 720 € pour 9 kWc au trimestre précédent. Le rachat du surplus chute au même moment de 4 c€ à 1,1 c€/kWh. Si votre dossier a été validé avant cette date, rien ne change pour vous : prime et tarif d’origine restent garantis 20 ans. Voici qui est concerné, ce qui remplace la prime, et comment le solaire reste rentable en 2026.
Avec un rachat aussi bas, l’équation s’inverse : mieux vaut stocker son surplus dans une batterie, le placer sur une batterie virtuelle ou l’envoyer dans une borne de recharge alimentée au solaire que de le vendre.
- Prime à l’autoconsommation supprimée pour toute DCR déposée à partir du 5 juin 2026.
- Surplus racheté 1,1 c€/kWh HT (au lieu d’environ 4 c€), revalorisé de 2 % par an, garanti 20 ans.
- Dossiers validés avant le 5 juin 2026 : prime et tarif d’origine conservés pendant 20 ans.
- Vente en totalité supprimée pour les installations de 9 kWc ou moins.
- Restent mobilisables : TVA 5,5 % sous conditions et autoconsommation collective ; l’éco-PTZ ne finance pas le photovoltaïque.
Informations vérifiées et mises à jour le 29 septembre 2026 : prime à l’autoconsommation supprimée et surplus racheté 1,1 c€/kWh pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026 (arrêté du 1er juin 2026), ancien régime garanti 20 ans pour les dossiers antérieurs, TVA à 5,5 % sous conditions et 20 % avec une batterie, tarif bleu à 0,2001 € le kWh et portée réelle de la norme NF C 15-100 pour les kits sur prise.
Pour ne pas vous perdre dans les démarches : notre glossaire de la maison écologique et notre guide pour nettoyer et entretenir ses panneaux.
Qui peut encore toucher la prime à l’autoconsommation ?
Une seule catégorie de particuliers reste concernée : ceux dont la demande complète de raccordement a été validée par Enedis avant le 5 juin 2026. Pour eux, le barème en vigueur au moment du dépôt est verrouillé : la prime sera bien versée, et le tarif de rachat d’origine s’applique pendant toute la durée du contrat EDF OA, soit 20 ans. Pour toute demande déposée depuis cette date, la prime n’existe plus, quel que soit le projet.
Pour mémoire, voici le dernier barème appliqué (T1-T2 2026), qui reste valable uniquement pour les dossiers déposés avant le 5 juin 2026 :
| Puissance de l’installation | Montant de la prime | Prime Totale Estimée |
|---|---|---|
| ≤ 3 kWc | 80 € / kWc | 240 € |
| 3 – 9 kWc | 80 € / kWc | 480 € à 720 € |
| 9 – 36 kWc | 140 € / kWc | Jusqu’à 5 040 € |
À noter pour ces dossiers antérieurs au 5 juin : sous 9 kWc, la prime est versée en une seule fois dès la première facturation EDF OA, avec un surplus racheté 0,04 €/kWh. Au-delà de 9 kWc, le versement est étalé : 80 % la première année, puis 5 % par an pendant 4 ans. Si votre dossier est dans ce cas, ne touchez à rien : toute modification de puissance qui redéclenche une DCR vous ferait basculer dans le nouveau régime, sans prime et à 1,1 c€/kWh.
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Prime autoconsommation supprimée : ce que l’arrêté du 1ᵉʳ juin 2026 change
Le texte, publié au Journal officiel le 4 juin 2026, réforme l’arrêté tarifaire S21 pour toutes les installations de 0 à 100 kWc. Trois mesures concernent directement les particuliers :
- La prime à l’investissement disparaît pour toute DCR déposée à compter du 5 juin 2026 (elle représentait 80 €/kWc, soit 480 € pour une installation de 6 kWc).
- Le rachat du surplus tombe à 1,1 c€/kWh HT, tarif unique gelé à la date de la demande, revalorisé de 2 % par an et garanti 20 ans, avec un plafond de 1 600 heures par an et par kWc. C’est environ quatre fois moins qu’au trimestre précédent.
- La vente en totalité disparaît sous 9 kWc : seul le schéma autoconsommation avec vente du surplus subsiste pour le résidentiel.
L’ordre de grandeur à retenir : avec un kWh du réseau autour de 20 centimes (0,2001 € TTC en option Base au tarif bleu depuis le 1er août 2026), chaque kilowattheure que vous consommez directement vous rapporte environ 18 fois plus qu’un kilowattheure revendu. La rentabilité d’un projet solaire ne se joue plus du tout sur la revente.
La révision trimestrielle de la CRE, c’est terminé
Jusqu’au printemps 2026, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) révisait prime et tarifs chaque trimestre selon le volume de demandes. Ce mécanisme de dégressivité n’a plus d’objet pour le résidentiel : le tarif de rachat est désormais unique et fixé par l’arrêté, à 1,1 c€/kWh.
Une règle, elle, survit à la réforme : le verrouillage à la DCR. Le tarif applicable est gelé pour 20 ans le jour où Enedis valide votre demande complète de raccordement. C’est ce même verrou qui protège aujourd’hui les dossiers déposés avant le 5 juin 2026, prime comprise.
Tableau comparatif : la trajectoire qui menait à la suppression
La suppression n’est pas tombée de nulle part : les barèmes fondaient trimestre après trimestre. Voici l’évolution entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, avant le coup d’arrêt du 5 juin :
| Puissance de l’installation | RéférenceMontant T1 2025 | ActuelMontant T1 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| ≤ 3 kWc | 220 € / kWc | 80 € / kWc | ↘ – 63% |
| 3 – 9 kWc | 160 € / kWc | 80 € / kWc | ↘ – 50% |
| 9 – 36 kWc | 190 € / kWc | 140 € / kWc | ↘ – 26% |
Note : depuis le 5 juin 2026, la colonne des montants actuels est tombée à 0 € pour toutes les puissances. La baisse continue du prix des composants photovoltaïques amortit en partie le choc, mais le modèle économique change de nature : il repose désormais sur l’électricité que vous ne payez plus, pas sur celle que vous vendez.
Focus : Le tarif de rachat du surplus (EDF OA)
Longtemps présenté comme le second pilier de la rentabilité de vos panneaux solaires, le tarif de rachat du surplus est devenu un revenu d’appoint symbolique.
Lorsque vos panneaux produisent plus que ce que vous consommez (en milieu de journée), l’électricité excédentaire est injectée dans le réseau national. EDF Obligation d’Achat (OA) rachète ce surplus à un tarif qui dépend de la date de votre dossier :
- 1,1 c€/kWh HT pour toute demande déposée depuis le 5 juin 2026 (revalorisé de 2 % par an, rachat uniquement quand le prix de marché est positif).
- 0,04 €/kWh conservé pour les contrats issus de dossiers antérieurs au 5 juin 2026.
- Dans les deux cas, le tarif est garanti par contrat pendant 20 ans.
Le bon réflexe en 2026 : à 1,1 c€ le kWh revendu contre environ 20 c€ le kWh non acheté au réseau, chaque usage déplacé vers les heures de production (chauffe-eau, lave-linge, recharge du véhicule, batterie) rapporte 18 fois plus que l’injection. Dimensionnez et pilotez votre installation pour consommer, pas pour vendre.
Le surplus de production estivale de vos panneaux peut être utilisé pour installer une climatisation invisible.
Les conditions à respecter en 2026 : contrat EDF OA et TVA réduite
La prime a disparu, mais les critères techniques n’ont pas été assouplis pour autant : ils conditionnent toujours la signature du contrat de rachat EDF OA, l’accès à la TVA à 5,5 % et, pour les dossiers antérieurs au 5 juin 2026, le versement effectif de la prime verrouillée.
L’obligation impérative de l’installateur RGE
Pour signer un contrat de rachat EDF OA (et pour bénéficier de la TVA à 5,5 %), votre installation doit impérativement être réalisée par un professionnel détenteur du label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Ce n’est pas une simple recommandation, mais une condition de validité juridique : sans le certificat RGE de l’entreprise fourni lors de la demande de raccordement, EDF OA refusera la signature du contrat.
Toiture, carports et ombrières : où poser vos panneaux ?
Un critère majeur, souvent source de confusion, concerne le support physique des panneaux. Le cadre S21 (et donc le contrat de rachat EDF OA) reste réservé aux installations qui assurent une fonction de clôture, de couverture ou d’ombrage.
- Exclusion des installations au sol : Les panneaux installés sur des châssis posés directement au sol restent hors du dispositif EDF OA en 2026.
- L’opportunité des carports et ombrières : Si votre toiture n’est pas idéalement exposée ou trop ancienne, vous pouvez opter pour un carport solaire, une pergola solaire ou une ombrière de terrasse. Ces structures de soutien sont pleinement éligibles aux aides en 2026, à condition qu’elles soient solidement fixées au bâtiment ou qu’elles servent d’abri permanent. C’est une alternative stratégique de plus en plus plébiscitée pour optimiser les surfaces disponibles sans toucher à la charpente existante.
Le compteur Linky : le pivot technique du comptage
Le compteur communicant Linky est devenu l’outil technique indispensable pour tout projet en autoconsommation avec vente de surplus. Il joue un rôle de « cerveau » bidirectionnel :
- Il mesure en temps réel l’énergie que vous soutirez du réseau pour vos besoins domestiques.
- Il comptabilise avec précision chaque kilowattheure (kWh) de surplus que vous réinjectez.
En 2026, c’est cette transmission automatique des données par Enedis qui permet à EDF Obligation d’Achat de calculer vos revenus de vente et de déclencher le versement de votre prime. Assurez-vous que votre installation est bien paramétrée pour ce flux de données afin d’éviter tout retard de paiement.
Guide du carport solaire : L’alternative gagnante à la toiture en 2026
Si votre maison n’est pas idéalement orientée, le carport solaire est la solution tendance pour ne pas renoncer à l’autoconsommation. En 2026, cette structure ne se contente plus de protéger votre véhicule : elle devient une centrale électrique pilotable. C’est la configuration idéale pour apprendre à recharger votre voiture électrique à domicile gratuitement grâce à votre production.
La prime à l’autoconsommation s’applique-t-elle encore au carport ?
Non pour les nouveaux dossiers, comme pour tous les supports : la prime est supprimée depuis le 5 juin 2026. Le carport garde toute sa place dans le dispositif EDF OA pour la vente du surplus, et il ouvre droit à la TVA à 5,5 % dans les mêmes conditions qu’une toiture. Les dossiers carport validés avant le 5 juin conservent leur prime.
La règle d’or n’a pas bougé : le carport doit remplir une fonction de toiture ou d’ombrage. Une simple structure de soutien au sol sans fonction « abri » ne sera pas acceptée par EDF OA.
Les avantages financiers spécifiques au carport en 2026 :
- L’autoconsommation maximisée : le carport alimente naturellement la borne de recharge du véhicule garé dessous, le poste idéal pour absorber la production de mi-journée maintenant que le surplus ne vaut plus que 1,1 c€/kWh.
- Le taux de 5,5 % est réservé, depuis le 1er octobre 2025, aux installations qui remplissent les quatre conditions de l’arrêté du 8 septembre 2025 : puissance inférieure ou égale à 9 kWc, bilan carbone sous 530 kgCO2eq/kWc, teneur limitée en matériaux lourds (moins de 14 mg/W d’argent dans les cellules, moins de 0,1 % de plomb et 0,01 % de cadmium dans les modules) et présence d’un système de gestion de l’énergie pilotant au moins deux usages électriques du logement. Les deux critères environnementaux sont vérifiés par un organisme certificateur accrédité.
- Optimisation du rendement : Contrairement à un toit fixe, vous pouvez choisir l’orientation plein Sud et l’inclinaison parfaite pour votre carport afin de maximiser chaque rayon de soleil.
Pourquoi tout le monde en parle en 2026 ? L’explosion des recherches est liée à la Loi APER (Accélération des Énergies Renouvelables). L’installation d’ombrières photovoltaïques devient progressivement obligatoire pour les grands parkings extérieurs, avec une première échéance fixée à l’été 2026 pour les plus grandes surfaces. Cette dynamique « pro » a ruisselé sur le marché des particuliers, rendant ces structures plus esthétiques et abordables pour une maison individuelle.
Sans prime, combien rapporte une installation de 3, 6 ou 9 kWc ?
Un panneau solaire sans aide se rentabilise uniquement par l’électricité consommée sur place. Rien d’autre. Avec une consommation sur place de 50 % de la production, le retour sur investissement se situe autour de 13 à 19 ans à Paris et de 10 à 14 ans à Marseille, selon la taille. À 30 %, il dépasse 20 ans.
Voici d’où viennent ces chiffres. Toutes les hypothèses sont écrites, pour que vous puissiez refaire le calcul avec votre propre devis.
- Prix d’achat : prix moyens observés en 2024 par photovoltaique.info, pose et démarches comprises, soit 6 500 à 8 000 € pour 3 kWc, 12 000 à 13 500 € pour 6 kWc et 16 000 à 17 500 € pour 9 kWc (coûts d’investissement). Nous les avons ramenés hors taxes puis recalculés avec la TVA à 5,5 % de 2026. Le prix des modules ayant encore baissé depuis, ce sont plutôt des plafonds.
- Production : simulation PVGIS de la Commission européenne, plein sud, 35°, 14 % de pertes : environ 1 150 kWh par kWc et par an à Paris, 1 620 à Marseille. Le détail ville par ville est dans notre page sur la production d’un panneau de 400 W. PVGIS reste un peu optimiste : comptez quelques pour cent de moins dans la réalité.
- Valeur du kWh consommé : 0,2001 € TTC, prix du kWh en option base du tarif réglementé depuis le 1er août 2026 (CRE, délibération 2026-147).
- Valeur du kWh revendu : 1,1 c€.
- Pas de hausse du prix de l’électricité, pas de frais d’entretien, pas de crédit : le calcul est volontairement simple.
| Puissance | Prix TTC à 5,5 % (milieu de fourchette) | Production à Paris | Gain annuel à 50 % / 30 % consommé | Retour à 50 % / 30 % |
|---|---|---|---|---|
| 3 kWc | environ 6 950 € | 3 440 kWh/an | 364 € / 233 € | 19 ans / 30 ans |
| 6 kWc | environ 11 200 € | 6 890 kWh/an | 727 € / 467 € | 15 ans / 24 ans |
| 9 kWc | environ 14 700 € | 10 330 kWh/an | 1 091 € / 700 € | 13,5 ans / 21 ans |
À Marseille, avec la même moitié de production consommée sur place, le retour tombe à environ 13,5 ans pour 3 kWc, 11 ans pour 6 kWc et 9,5 ans pour 9 kWc. Le soleil compte autant que le prix : à installation identique, l’ADEME estime le kWh produit dans le nord de la France 40 % plus cher que dans l’extrême sud.
Tout se joue là.
Le chiffre qui décide de la rentabilité, c’est la part consommée sur place.
Chaque kWh autoconsommé économise 0,2001 €. Le même kWh injecté rapporte 0,011 €. Consommer 500 kWh de plus en journée (lave-linge, chauffe-eau programmé, recharge de voiture) rapporte donc environ 95 € par an de plus, sans rien changer au toit. À l’inverse, 9 kWc sur une maison qui consomme 4 000 kWh par an ne peuvent pas atteindre 50 % : il faudrait consommer plus de 5 000 kWh uniquement pendant les heures de production.
Un point souvent mal compris : la prime supprimée pesait moins que la baisse du rachat. Sur 3 kWc, l’ancienne prime valait 80 € par kWc, soit 240 € une seule fois. La chute du surplus de 4 à 1,1 c€ coûte, elle, environ 50 € par an avec 50 % d’autoconsommation, soit près de 1 000 € sur 20 ans. La CRE le dit sans détour dans son avis du 29 avril 2026 : ce tarif ne permet plus aux installations à très faible autoconsommation de trouver une rentabilité.
Notre avis : sans aide, la bonne installation est celle qui colle à votre consommation de jour, pas la plus grande que le toit accepte. Si vous voulez tester vos propres chiffres, notre page sur la rentabilité des panneaux solaires propose un simulateur, et l’orientation idéale ville par ville est calculée dans notre guide de l’inclinaison des panneaux solaires. Avec des modules annoncés pour 30 ans par les fabricants, un retour en 13 à 19 ans laisse une dizaine d’années de gain net dans le cas favorable, et presque rien dans le cas défavorable.
Sur quels usages faire passer votre production maintenant ?
Avec un surplus racheté 1,1 centime le kWh et une électricité achetée autour de 20 centimes, l’arithmétique ne laisse plus de place au doute : chaque kWh consommé sur place vaut environ 18 fois un kWh revendu. La vraie question n’est plus combien vous produisez, mais à quelle heure vous consommez.
Tous les usages ne se valent pas.
Le ballon d’eau chaude reste le grand classique, parce qu’un simple contacteur suffit à le basculer en milieu de journée. La climatisation est le second candidat, et c’est le plus naturel : elle tourne l’après-midi d’été, précisément quand vos panneaux plafonnent. Un climatiseur de 2 500 W utilisé 8 h par jour peut couvrir 72 % de sa consommation au solaire dans le Nord et jusqu’à 93 % sur la côte méditerranéenne, sans batterie.
À l’inverse, le lave-linge et le lave-vaisselle lancés le soir ne captent presque rien, sauf à les programmer. La recharge d’un véhicule électrique en journée fonctionne bien, mais suppose que la voiture soit au garage à midi.
Mon conseil de terrain : listez vos trois plus gros postes, regardez à quelle heure ils tournent, et déplacez ce qui peut l’être avant d’envisager une batterie. C’est gratuit, et l’effet sur le taux d’autoconsommation dépasse souvent celui d’un panneau supplémentaire.
Pour le cas particulier du froid, nous avons détaillé le calcul dans notre guide de la climatisation solaire : autonomie par ville, prix posés et décryptage des économies annoncées par les fabricants.
Quelles aides restent disponibles après la suppression de la prime ?
La disparition de la prime ne laisse pas le solaire sans soutien. L’État encourage toujours une approche globale de la rénovation énergétique, et deux dispositifs font désormais l’essentiel du travail : la TVA réduite et l’autoconsommation collective. L’éco-PTZ, lui, ne finance pas les panneaux photovoltaïques. Pour les dossiers antérieurs au 5 juin 2026 qui conservent la prime, la règle de non-cumul avec les aides locales (article 13 de l’arrêté de 2023) continue de s’appliquer.
TVA réduite à 5,5 % : ce qui change en 2026
La TVA à 10 % sur le solaire n’existe plus depuis le 1er janvier 2026 (conditions du taux réduit). Le taux par défaut est désormais de 20 %, sauf si vous êtes éligible au taux réduit de 5,5 %.
- Le taux de 5,5 % est réservé, depuis le 1er octobre 2025, aux installations de moins de 9 kWc dotées de panneaux ultra bas carbone et d’un outil de monitoring.
- Il couvre le matériel comme la main-d’œuvre, à condition que l’entreprise détienne une qualification ou une certification correspondant au type d’installation.
- Conseil Mon Habitat Durable : vérifiez sur le devis que les panneaux portent bien la certification bas carbone, faute de quoi vous repasserez au taux plein de 20 %.
L’éco-PTZ finance-t-il des panneaux solaires ?
Une mise au point s’impose, parce qu’on lit souvent le contraire. Le photovoltaïque n’est pas éligible à l’éco-PTZ, et il ne l’est pas davantage à MaPrimeRénov’, aux certificats d’économies d’énergie ou à un crédit d’impôt. Ces dispositifs financent la rénovation thermique du bâti : isolation, chauffage, eau chaude sanitaire. Produire de l’électricité relève d’une autre logique de soutien.
- Des panneaux photovoltaïques posés seuls ne peuvent donc pas être financés par ce prêt, quel que soit l’installateur.
- En revanche, si vous menez en même temps des travaux éligibles, comme l’isolation, une pompe à chaleur ou un chauffe-eau solaire, ceux-là ouvrent bien droit à l’éco-PTZ : jusqu’à 15 000 € pour une action simple, 50 000 € pour une rénovation d’ampleur, avec un artisan RGE. Le solaire reste hors de l’assiette.
- Le rapport Lévy-Thuot, remis au gouvernement en avril 2026, propose précisément de rendre le solaire éligible à l’éco-PTZ, pour que l’accès ne dépende plus de l’épargne disponible. À ce jour, ce n’est qu’une proposition.
Batterie et TVA : le piège à 20 % qu’il faut connaître
Voici l’angle mort du solaire en 2026, et il coûte cher. Ajouter une batterie de stockage à votre devis fait basculer l’ensemble du projet de 5,5 % à 20 % de TVA, panneaux compris. Le devis entier bascule.
La raison est fiscale. Un équipement suit le taux des panneaux s’il en est l’accessoire, ce qui est le cas de l’onduleur. La batterie, elle, remplit une fonction autonome de stockage et peut peser jusqu’à 45 % du devis. L’article 278-0 du code général des impôts impose alors à l’opération entière le taux le plus élevé parmi ses composants.
Sur une installation de 12 000 € batterie comprise, l’écart entre 5,5 % et 20 % représente environ 1 550 €. D’où la tentation de montages qui ne tiennent pas devant un contrôle, et que la Fédération nationale de l’énergie solaire recense :
- scinder en deux devis signés le même jour par la même entreprise ne crée pas deux opérations distinctes ;
- espacer les deux devis ne règle rien, aucun texte ne fixant de délai minimal ;
- passer par deux sociétés du même groupe, ou qui se sous-traitent le chantier, peut être requalifié en opération unique.
Un devis qui affiche 5,5 % avec une batterie dessus est irrégulier. L’enjeu est concret. C’est vous qui portez le redressement, sur un matériel censé durer vingt à trente ans.
Le paradoxe est complet. Depuis que le surplus n’est plus racheté que 1,1 centime, stocker son électricité est devenu la seule façon de la valoriser, et une batterie fait passer le taux d’autoconsommation d’environ 50 à 70 %. C’est au moment où le stockage devient indispensable que la fiscalité le pénalise. Le rapport Lévy-Thuot propose d’étendre la TVA à 5,5 % aux batteries ; à ce jour, rien n’a changé.
Focus 2026 : L’autoconsommation Collective (ACC)
C’est la grande tendance de l’année : vous ne consommez plus seulement « votre » énergie, vous la partagez. L’autoconsommation collective permet de lier plusieurs producteurs et consommateurs au sein d’un même quartier ou immeuble. Vérifiez également si vous êtes éligible au chèque énergie (calendrier et montant) pour réduire encore vos charges annuelles.
- Le principe : Le surplus de production d’Elise pourrait être consommé par son voisin immédiat, le tout géré via le réseau public Enedis.
- Les aides : Certaines régions proposent désormais des bonus spécifiques pour les projets s’inscrivant dans une boucle locale de partage d’énergie.
Avantage fiscal : L’ACC permet souvent de réduire les frais de transport de l’électricité (TURPE) pour l’énergie consommée localement, rendant le projet encore plus rentable que l’autoconsommation individuelle classique.
Le parcours en 5 étapes pour sécuriser votre contrat de rachat
L’ordre des démarches conditionne la validité du dossier. Le chemin sans embûche :
- Choisir un installateur RGE QualiPV dont la certification est valide au moment de la demande (un certificat expiré = rejet automatique du dossier par Enedis).
- Signer le devis en formule autoconsommation avec revente du surplus, seul schéma restant sous 9 kWc.
- Faire installer et obtenir l’attestation de conformité Consuel.
- Déposer la demande complète de raccordement (DCR) chez Enedis : c’est ce dépôt validé qui fige votre tarif de rachat pour 20 ans (et la prime, pour les dossiers antérieurs au 5 juin 2026).
- Signer le contrat EDF OA de 20 ans : la facturation du surplus se met en place à la première échéance annuelle.
L’arrêté du 1ᵉʳ juin 2026 prévoit par ailleurs un parcours simplifié qui fusionnera la demande de raccordement et la demande de contrat d’achat : de quoi raccourcir des démarches qui prennent aujourd’hui plusieurs semaines. Les erreurs qui invalident toujours un dossier : un certificat RGE périmé, des panneaux posés au sol (seuls bâtiments, hangars et ombrières sont éligibles), le dépassement des 100 kWc, et un dossier de raccordement Enedis jamais finalisé.
FAQ – Tout savoir sur le solaire en 2026
La prime à l’autoconsommation existe-t-elle encore ?
Le solaire est-il encore rentable sans la prime ?
La prime à l’autoconsommation est-elle imposable ?
- Ils sont totalement exonérés si votre installation est inférieure ou égale à 3 kWc.
- Au-delà de 3 kWc, ces revenus doivent être déclarés (généralement sous le régime Micro-BIC) et bénéficient d’un abattement forfaitaire.
Peut-on installer soi-même son kit et toucher la prime ?
Quel est l’impact de la météo bretonne sur le rendement ?
Mon dossier date d’avant le 5 juin 2026 : comment toucher ma prime ?
Qui verse la prime à l’autoconsommation ?
Les panneaux font-ils augmenter la taxe foncière ?
Pourquoi déclarer ses panneaux solaires ?
- La sécurité des agents Enedis sur le réseau.
- L’accès aux aides (Prime et rachat).
- La validité de votre assurance en cas de sinistre.
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