- Une borne 7,4 kW monophasée tire 32 A en continu : disjoncteur dédié 40 A courbe C (32 A admis sur un câble validé par note de calcul).
- Différentiel dédié 30 mA type A minimum, type F conseillé ; type B si la borne ne détecte pas les fuites en courant continu (norme NF C 15-100, section 7-722).
- Câble 6 mm² jusqu’à 15 m environ, 10 mm² au-delà, 16 mm² passé 30 m.
- Pose par un électricien IRVE obligatoire au-dessus de 3,7 kW (Code de l’énergie, art. D. 353-2). TVA 5,5 %, crédit d’impôt supprimé depuis le 1er janvier 2026.
Vous passez à l’électrique et une question cruciale se pose : quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW faut-il installer dans votre tableau ? Réponse courte : un disjoncteur borne de recharge 7kW, c’est un 40 A courbe C sur une ligne dédiée, derrière un différentiel 30 mA. On ne bricole pas avec une puissance de 32 ampères tirée en continu. Brancher une Wallbox sur un circuit électrique sous-dimensionné, c’est le meilleur moyen de déclencher un incendie dans votre garage en pleine nuit.
Je vois encore trop de particuliers faire fondre leur installation par économie de bouts de chandelle. Je vous livre la configuration exacte, calibre par calibre, la section de câble selon la longueur, le type de différentiel et les règles de sécurité pour protéger votre ligne, votre véhicule et votre famille.
Pour un véhicule précis, suivez notre guide pour installer une borne Tesla à domicile. Si votre abonnement est juste, sachez qu’un délesteur électrique évite de relever la puissance souscrite. Et si 7 kW vous semble trop pour vos trajets, regardez quelle prise renforcée choisir avant de tirer une grosse ligne.
Disjoncteur borne de recharge 7kW : le 40A courbe C sur ligne dédiée

Pour répondre d’emblée à la question de savoir quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW il faut installer, la pratique des installateurs IRVE est constante : un modèle magnétothermique de 40A avec une courbe C, sur une ligne dédiée. Le 40 A, donc. Ce dimensionnement s’inscrit dans le cadre décrit par l’avis de l’ADEME sur les voitures électriques et les bornes de recharge. C’est la configuration de référence pour sécuriser votre installation.
Son rôle : préserver votre tableau et vos murs, la batterie du véhicule ayant ses propres sécurités. Ce composant agit comme un vigile : il coupe physiquement et instantanément le courant en cas de surcharge prolongée ou de court-circuit sur la ligne. C’est le prérequis pour recharger une voiture électrique à domicile en toute sérénité.
Voici les caractéristiques exactes du module à intégrer dans votre coffret :
- Calibre 40 Ampères : la valeur nominale requise pour encaisser la puissance délivrée par la borne.
- Déclenchement Courbe C : le standard résidentiel pour gérer le lancement de la session sans coupure intempestive.
- Technologie magnétothermique : la double protection contre les échauffements lents et les courts-circuits brutaux.
- Format modulaire 1P+N : un encombrement classique qui se clipse directement sur le rail DIN.
Ne jouez pas avec le feu pour économiser 15 euros sur une obscure boutique en ligne. Les disjoncteurs bas de gamme finissent par fondre sous la contrainte. En 2026, je ne pose et ne recommande que du matériel éprouvé : Legrand, Schneider ou Hager. C’est la seule garantie d’avoir des contacts internes qui tiennent vraiment la route.
Quel calibre de disjoncteur selon la puissance de la borne ?
Le 40 A vaut pour le cas le plus courant, la Wallbox 7,4 kW en monophasé. Si votre logement est en triphasé ou si vous visez une puissance différente, le calibre change avec l’intensité par phase. Voici la grille utilisée par les organismes de formation IRVE :
| Puissance de la borne | Réseau | Intensité | Disjoncteur | Différentiel 30 mA |
|---|---|---|---|---|
| 3,7 kW (prise renforcée ou borne bridée) | Monophasé 230 V | 16 A | 20 A courbe C, 1P+N | Type A ou F |
| 7,4 kW (Wallbox standard) | Monophasé 230 V | 32 A | 40 A courbe C, 1P+N | Type A ou F (type B si la borne ne détecte pas le courant continu) |
| 11 kW | Triphasé 400 V | 16 A par phase | 20 A courbe C, tétrapolaire | Type B (ou A/F avec détection DC 6 mA dans la borne) |
| 22 kW | Triphasé 400 V | 32 A par phase | 40 A courbe C, tétrapolaire | Type B (ou A/F avec détection DC 6 mA dans la borne) |
Une nuance pour le 7,4 kW : la norme accepte aussi un disjoncteur 32 A, à condition que le câble supporte l’intensité et que l’installateur ait fait la note de calcul. Le 40 A reste le choix de la plupart des professionnels, car il laisse une marge à un composant sollicité des heures d’affilée.
Pourquoi un disjoncteur 40A et pas 32A pour 7kW ?
Beaucoup se posent la question : si la borne consomme 32 ampères, pourquoi surdimensionner la protection ? Faites bouillir une grande marmite sur le plus grand feu de votre cuisinière, au maximum, pendant huit heures d’affilée : la plaque finit par surchauffer. La même mécanique s’opère dans votre coffret électrique.
Une voiture branchée qui charge toute la nuit, généralement programmée sur les horaires heures creuses, tire très exactement 32 ampères en continu. Si vous placez un module de 32A face à cette demande constante, le composant tourne à 100 % de ses capacités sans aucun répit. Il chauffe. Il vieillit.
Voici pourquoi les installateurs retiennent le calibre supérieur :
- La marge de 20 % : un disjoncteur qui encaisse des heures de charge continue chauffe moins quand il travaille à 80 % de son calibre. Avec 32 A tirés sur un module de 40 A, on est pile sur cette marge.
- Le risque d’incendie : un équipement exploité à sa limite subit un échauffement thermique sévère. Les borniers de connexion fondent, le plastique noircit et le départ de feu couve directement dans le tableau.
- Les coupures fantômes : à 100 % de charge, le déclencheur thermique interne finit par saturer et saute en pleine nuit. Vous retrouvez un véhicule vide au matin.
Comprendre cette contrainte thermique permet de saisir exactement quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW garantit des nuits tranquilles sans risquer de faire fondre son installation. La même logique vaut pour un autre circuit 32 A de la maison, celui de la plaque : voyez le câblage d’une plaque induction en 32 A, la section de câble y suit les mêmes règles.
Disjoncteur Courbe C vs Courbe D : le comparatif
Le calibre de 40 ampères validé, il reste un détail technique qui sème souvent la confusion en rayon : la lettre imprimée sur la façade du boîtier. C ou D ? Cette fameuse courbe de déclenchement définit simplement la tolérance du module face au pic de courant transitoire lorsqu’un appareil s’allume.
| Critère | Courbe C | Courbe D |
|---|---|---|
| Tolérance au démarrage | 5 à 10 fois l’intensité nominale | 10 à 14 fois l’intensité nominale |
| Usage typique | Électroménager, prises, bornes VE | Pompes à chaleur, gros moteurs |
| Verdict pour borne 7kW | Le standard | Inutile (et plus onéreux) |
Une voiture électrique n’est pas un engin de chantier. La session de charge s’initie de façon électronique et lissée, sans appel de courant brutal sur votre réseau. C’est pour cette raison que la courbe C s’impose en résidentiel. Les modèles courbe D sont conçus pour encaisser le démarrage mécanique très lourd d’une grosse machine-outil ou d’un système de climatisation industriel.
Installer ce type d’équipement spécifique pour votre véhicule est une dépense superflue qui n’apportera aucune sécurité supplémentaire. Si vous hésitez encore sur quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW glisser dans votre panier, restez sur du classique. Gardez plutôt votre budget pour des conducteurs de qualité, car c’est la liaison physique jusqu’à la Wallbox qui va subir les contraintes les plus fortes.
Schneider, Legrand ou Hager : quelle référence chercher ?
Les trois grandes marques proposent le module qu’il vous faut, et c’est la fiche technique qui compte, pas le logo. Sur l’étiquette du disjoncteur, cherchez trois mentions : 1P+N (phase et neutre coupés), C40 (courbe C, 40 A) et un pouvoir de coupure d’au moins 4,5 kA, 6 kA de préférence. Chez Schneider, cela correspond aux gammes Resi9 ou Acti9 ; chez Legrand, à la gamme DX3 ; chez Hager, aux disjoncteurs modulaires 1P+N de la marque.
Un conseil pratique d’experte : restez dans la marque de votre tableau existant. Les peignes d’alimentation, les hauteurs de bornes et les auxiliaires ne sont pas interchangeables d’un fabricant à l’autre, et un peigne bricolé entre deux marques est une source d’échauffement.
Quel disjoncteur différentiel pour une borne de recharge 7 kW ?

Si le module magnétothermique protège vos câbles contre l’incendie, le différentiel, lui, sauve votre peau. C’est le vigile qui coupe instantanément le jus s’il détecte une fuite de courant vers la terre. Recharger un véhicule implique de manipuler l’énergie d’une grosse batterie fonctionnant en courant continu (DC). Si ce courant continu fuit vers votre réseau domestique alternatif, il aveugle un dispositif de protection classique. Le différentiel ne voit rien. Vous non plus.
La règle, posée par la section 7-722 de la norme NF C 15-100, tient en trois points. Chaque point de recharge a son circuit dédié, protégé par son propre différentiel 30 mA, sans aucun autre circuit dessous. Ce différentiel est au minimum de type A en monophasé. Et pour une borne (charge en mode 3), il doit être de type B, sauf si la borne intègre un dispositif de détection et de coupure du courant continu de défaut, au seuil de 6 mA : dans ce cas, un type A ou un type F suffit.
Quand j’ai installé ma première Wallbox dans mon garage des années 80, j’ai voulu faire des économies en recyclant un différentiel type AC de salle de bain. Résultat : la charge sautait aléatoirement et la sécurité de toute la maison était compromise par les interférences de la voiture. Une fausse bonne idée qui aurait pu mal finir.
Pour définir précisément quel disjoncteur différentiel associer en tête de ligne, il faut donc lire la fiche technique de la borne. La quasi-totalité des Wallbox récentes (Hager Witty, Schneider EVlink, Legrand Green’Up Premium, V2C, Wallbox) embarquent cette détection 6 mA DC : c’est la ligne à chercher, souvent notée RDC-DD ou DD-CDC. Oubliez le type AC (réservé à l’éclairage et aux prises classiques).
| Type de différentiel | Gestion des fuites DC | Verdict pour Wallbox 7kW |
|---|---|---|
| Type AC | Aucune (aveuglement) | Interdit pour une borne |
| Type A | Courant pulsé uniquement ; le DC lisse est détecté par la borne (6 mA) | Le minimum normatif, si la borne a la détection 6 mA DC |
| Type F (Legrand Hpi, Schneider si) | Comme le type A, avec immunité renforcée aux perturbations | Le choix recommandé en monophasé |
| Type B | Détecte le courant continu lisse | Obligatoire si la borne n’a pas la détection 6 mA, et en triphasé |
Le type F est le compromis que je pose en résidentiel : calibré pour déclencher à la moindre anomalie humaine, il ne se laisse pas perturber par l’électronique embarquée du véhicule ni par les hachages des onduleurs. Deux montages sont possibles dans le tableau : un interrupteur différentiel 40 A 30 mA type F suivi du disjoncteur 40 A courbe C (deux modules), ou un disjoncteur différentiel 40 A 30 mA qui combine les deux fonctions en un seul bloc, plus cher mais plus compact.
Quant au type B, on essaiera souvent de vous le vendre à prix d’or. Facturé généralement le triple d’un type F, il n’est obligatoire que si votre borne ne gère pas elle-même le courant continu de défaut, ou pour un raccordement triphasé. Pour une Wallbox monophasée récente, c’est une dépense superflue. Conservez plutôt ce budget pour le dimensionnement de votre câblage, une étape tout aussi critique pour éviter les pertes d’énergie.
Quelle section de câble électrique pour une Wallbox 7kW ?

Vous avez économisé sur le différentiel, c’est le moment d’investir ce budget dans le cuivre. Même si vous avez parfaitement défini quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW installer, votre protection ne sert à rien si la liaison vers la Wallbox est sous-dimensionnée. L’électricité réagit exactement comme l’eau dans un tuyau.
Si le débit de 32 ampères est trop important pour la section du fil, la résistance augmente. C’est le fameux effet Joule. Le câble se transforme en radiateur à l’intérieur de vos cloisons. Au-delà du risque d’incendie, vous payez pour de l’électricité dissipée en chaleur qui n’atteint jamais votre batterie. Un câblage inadapté, c’est comme rouler avec le frein à main : vous consommez plus pour le même résultat, à chaque session de charge nocturne.
La norme NF C 15-100 limite la chute de tension à 5 % entre le tableau et le point d’utilisation ; les installateurs IRVE visent 3 % pour garder de la marge. C’est ce critère, plus que l’échauffement, qui fait grimper la section avec la distance. Voici la grille de dimensionnement par puissance et par longueur de ligne :
| Borne | Calibre | Ligne courte (moins de 15 m) | 15 à 30 m | Plus de 30 m |
|---|---|---|---|---|
| 3,7 kW mono (16 A) | 20 A | 2,5 mm² | 4 à 6 mm² | 6 mm² |
| 7,4 kW mono (32 A) | 40 A | 6 mm² (3G6) | 10 mm² (3G10) | 16 mm² (3G16) |
| 11 kW tri (16 A/phase) | 20 A tétra | 2,5 à 6 mm² (5G) | 6 à 10 mm² | 10 mm² |
| 22 kW tri (32 A/phase) | 40 A tétra | 10 mm² (5G10) | 16 mm² | 16 à 25 mm² |
Un exemple parlant : un 6 mm² tiré sur 30 mètres pour une borne 7,4 kW donne une chute de tension d’environ 4,2 %, sous la limite de la norme mais loin de la cible des professionnels. Sur cette distance, le 10 mm² s’impose. Sans discussion. Ces valeurs sont des ordres de grandeur ; l’installateur les confirme par une note de calcul qui tient compte du mode de pose (gaine enterrée, combles, chemin de câbles) et de la température.
Le 6 mm² n’est acceptable que sur une liaison très courte, tableau et borne dans le même garage. Dès que la ligne traverse la maison ou file au fond du jardin, exigez le 10 mm². Certains installateurs vous diront que le 6 passe pour faire baisser le devis : sur 25 mètres, c’est une ligne qui chauffe et une borne qui recharge moins vite.
Tirer un câble de cette épaisseur, souvent aussi rigide qu’un manche à balai, demande une bonne dose d’huile de coude dans les combles ou le vide sanitaire de la maison. C’est une étape très physique, mais c’est le prix de la tranquillité pour une infrastructure pérenne. Pensez aussi à l’avenir : même pour une prise renforcée 16 A, faites passer un câble prévu pour 32 A. Le jour où vous passerez à la borne, il suffira de changer la protection et le matériel en bout de ligne.
Schéma de montage du disjoncteur dans le tableau électrique

Le gros câble de 10 mm² est tiré jusqu’au coffret, il faut maintenant le raccorder dans les règles de l’art. Oubliez tout de suite l’idée de vous repiquer sur le circuit des prises du garage. La norme est intransigeante : la borne exige une ligne électrique entièrement dédiée, tirée directement depuis le tableau principal.
Une fois que vous savez exactement quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW installer, voici l’ordre de montage obligatoire pour sécuriser le circuit :
- Bornier principal : le point de distribution de l’alimentation générale de votre tableau, en aval du disjoncteur de branchement.
- Interrupteur différentiel 40 A 30 mA type A ou F : placé en tête de rangée, il reçoit le courant du bornier et protège les personnes. Rien d’autre ne se branche dessous.
- Disjoncteur 40 A courbe C : positionné juste après le différentiel, il sécurise le câble. Inutile d’intercaler un contacteur jour nuit sur cette ligne, la Wallbox gère elle-même sa programmation de charge.
- Câble 3G10 mm² : la liaison physique en cuivre qui part des bornes inférieures du disjoncteur, sous gaine ICTA ou en chemin de câbles.
- Borne de recharge : le point d’arrivée final fixé au mur, à 30 cm du sol au minimum selon la NF C 15-100, avec ses obturateurs de sécurité.
À l’intérieur du tableau, la connexion entre le différentiel et le disjoncteur ne s’improvise pas. Utilisez des peignes d’alimentation horizontaux pour garantir un contact franc et sans échauffement.
Si la configuration de votre coffret vous oblige à faire un pont avec du fil de câblage, prenez des conducteurs de 10 mm² rigides, ou souples avec des embouts sertis. Un fil de section inférieure fondra sous la charge continue de 32 ampères. Gardez enfin 20 % de place libre sur le tableau, la norme l’impose et vous en aurez besoin le jour où un second véhicule arrive.
Faut-il un électricien IRVE pour une borne 7 kW ?

Oui. C’est la loi. Je suis la première à sortir la caisse à outils le week-end pour rénover ma maison des années 80. Mais raccorder soi-même le tableau principal pour ce niveau de puissance, c’est franchir la ligne rouge. Depuis le 1er juillet 2024, la règle figure à l’article D. 353-2 du Code de l’énergie (il reprend l’ancien article 22 du décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017) : les points de recharge sont installés par des professionnels habilités, au sens de l’article R. 4544-9 du Code du travail.
Une seule exception : les infrastructures d’une puissance totale inférieure ou égale à 3,7 kW posées dans une habitation privée ou sa dépendance, hors accès public. Une prise renforcée 16 A y échappe donc ; une Wallbox 7,4 kW est systématiquement concernée, tout comme un chargeur mobile réglé à 32 A. Pas de zone grise.
Vous pensez faire une affaire en posant vous-même le matériel après avoir cherché exactement quel disjoncteur pour une borne de recharge 7kW acheter ? C’est un très mauvais calcul financier. En cas de départ de feu dans le garage, l’expert de votre assurance habitation exigera l’attestation de conformité. Sans la signature d’un pro IRVE, l’indemnisation devient très incertaine, pour un poste de main-d’oeuvre qui représente moins d’un tiers du budget total.
L’installateur IRVE ne se contente pas de serrer des borniers. Il vient avec un telluromètre pour mesurer la résistance de votre prise de terre, que la NF C 15-100 plafonne à 100 ohms avec un disjoncteur de branchement 500 mA.
Cette vérification sur place est indispensable pour sécuriser l’ensemble de votre réseau :
- Le seuil de 100 ohms : au-dessus, le courant de défaut ne s’évacue pas assez vite dans le sol et la tension de contact devient dangereuse.
- Le blocage de la charge : les véhicules électriques récents mesurent la qualité de la terre avant de lancer les kilowatts. Une mauvaise mesure met immédiatement la Wallbox en erreur.
- L’aveuglement des protections : sans une bonne liaison à la terre, votre différentiel ne détectera pas la fuite de courant pour déclencher la coupure d’urgence.
Côté aides, l’état des lieux 2026 tient en deux lignes. Le crédit d’impôt borne de recharge (75 % des dépenses, plafonné à 500 €) ne couvrait que les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2025 : il est supprimé. Reste la TVA à 5,5 % sur la fourniture et la pose, à trois conditions fixées par l’arrêté du 22 juin 2023 : logement à usage d’habitation, borne à prise ou connecteur type 2 (ou prise renforcée d’au moins 14 A), et facture unique d’un installateur qualifié IRVE. Une borne achetée seule sur internet reste à 20 %.
Une borne 7 kW tire 32 A en continu. Avant d’ajouter cette charge, contrôlez que votre abonnement est correctement calibré : selon le Médiateur national de l’énergie, un foyer français sur deux a une puissance de compteur qui ne correspond pas à sa consommation réelle, soit 300 millions d’euros par an payés à l’échelle nationale pour de l’énergie jamais consommée (relevé RMC, septembre 2026). Une puissance trop faible fait disjoncter dès que la voiture charge ; une puissance surdimensionnée gonfle l’abonnement sans que rien ne le signale.
Combien coûte un disjoncteur pour borne de recharge ?
La question tombe toujours après le choix du matériel, au moment du devis. Voici les ordres de grandeur constatés, en TTC, pour la seule partie protection.
| Poste | Budget TTC | Remarque |
|---|---|---|
| Disjoncteur 40 A courbe C | 25 à 60 € | Poste le moins cher, ne pas y chercher d’économie. |
| Interrupteur différentiel 40 A 30 mA type A ou F | 120 à 200 € | Suffit si la détection 6 mA DC est intégrée à la borne. |
| Différentiel type B | 250 à 400 € | Seulement si la borne ne gère pas le continu, ou en triphasé. |
| Pose et mise en service par un professionnel IRVE | 450 à 750 € | Variable selon la distance au tableau et le mode de pose du câble. |
C’est la ligne du différentiel qui fait l’écart, et elle dépend entièrement de votre borne. Si le modèle intègre la détection du courant continu de défaut, un type A ou F suffit et vous économisez plus de 150 €. Sinon, le type B est obligatoire. La fiche technique de la borne le précise. Exigez-la avant le devis. Ce seul réflexe fixe le bon disjoncteur borne de recharge 7kW et le bon différentiel, sans surcoût.
Questions fréquentes sur la protection d’une borne de recharge 7 kW
Même avec l’intervention obligatoire d’un électricien certifié, il reste souvent quelques zones d’ombre sur le dimensionnement. Voici les interrogations qui reviennent le plus régulièrement lors de mes audits de conformité.
Quel disjoncteur différentiel pour une borne de recharge 7 kW ?
Un différentiel dédié de 40 A, sensibilité 30 mA, de type A au minimum et de type F de préférence, si la borne intègre la détection du courant continu de défaut à 6 mA (c’est le cas de la plupart des Wallbox récentes). Sans cette détection, la norme NF C 15-100 impose un type B. Il peut prendre la forme d’un interrupteur différentiel suivi d’un disjoncteur 40 A courbe C, ou d’un disjoncteur différentiel combiné.
Disjoncteur 32 A ou 40 A pour une borne 7 kW ?
Les deux sont admis par la norme si le câble est dimensionné en conséquence, mais les installateurs IRVE posent un 40 A. Une borne 7,4 kW tire 32 A pendant des heures : sur un 32 A, le module travaille à 100 % de son calibre et chauffe. Le 40 A le fait travailler à 80 %, sans coupure nocturne intempestive.
Quelle courbe de disjoncteur pour une borne de recharge ?
La courbe C. Une borne n’a pas de moteur et démarre sa charge progressivement, sans pic de courant. La courbe D, plus tolérante au démarrage, est prévue pour les gros moteurs et coûte plus cher sans apporter de sécurité supplémentaire.
Disjoncteur pour borne 7 kW Schneider, Hager ou Legrand : lequel choisir ?
Les trois conviennent. Cherchez un module 1P+N, courbe C, 40 A, pouvoir de coupure 4,5 à 6 kA (Schneider Resi9 ou Acti9, Legrand DX3, Hager modulaire), et restez dans la marque de votre tableau pour que les peignes et les auxiliaires s’emboîtent sans bricolage.
Peut-on mettre un disjoncteur 32 A pour une prise renforcée ?
Techniquement oui, mais c’est jeter l’argent par les fenêtres. Une prise renforcée bride de toute façon la charge à 16 ampères maximum, donc un disjoncteur de 20 A sur un circuit dédié suffit pour sécuriser cette ligne. Gardez les gros calibres pour la borne 7 kW.
Quel disjoncteur pour une borne 11 kW ou 22 kW en triphasé ?
On change d’architecture électrique. Pour ces puissances, votre logement doit être raccordé au réseau en triphasé. Il faut poser un disjoncteur tétrapolaire (il coupe les trois phases et le neutre), calibré à 20 A pour du 11 kW ou 40 A pour du 22 kW, derrière un différentiel 30 mA de type B ou de type A/F si la borne détecte le courant continu de défaut.
Faut-il un disjoncteur si la borne a ses protections intégrées ?
Oui, toujours. Même si votre Wallbox embarque ses propres sécurités internes, la protection au départ de la ligne dans le tableau principal reste obligatoire. Ce disjoncteur protège le câble qui traverse vos murs contre l’incendie, la borne ne protège que ce qui est en aval d’elle.
Quelle puissance souscrite pour une borne 7 kW ?
Un abonnement 9 kVA monophasé délivre 45 A au compteur : la borne en prend 32, il reste 13 A pour le reste de la maison. Sans délestage, lancer la recharge en même temps que le sèche-linge fait sauter le disjoncteur de branchement. Deux solutions : une borne avec délestage dynamique, ou un délesteur dans le tableau ; sinon, passer à 12 kVA.

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