Le DPE 2027 se calculera avec un coefficient de conversion de l’électricité abaissé à 1,7, contre 1,9 aujourd’hui. C’est l’arrêté du 19 août 2026 qui l’acte, un an après le passage de 2,3 à 1,9. Troisième valeur en cinq ans, pour un chiffre resté stable de 1976 à 2021. Derrière cette ligne technique, un basculement très concret : des logements chauffés à l’électricité gagnent une classe sans le moindre travaux, et certains quittent le statut de passoire thermique du jour au lendemain. Ce n’est pas le seul changement du 1er janvier 2027 : l’arrêté du 11 juin 2026, publié au Journal officiel du 13 août, enrichit aussi le diagnostic. Il crée la mention A0 pour les logements sans énergie fossile et ajoute plusieurs informations, dont la durée de vie restante du chauffage. Cette page détaille les deux volets du nouveau DPE 2027, avec le calcul qui vous dit à partir de quelle consommation votre étiquette change.
- Le coefficient de l’électricité passe de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027 (arrêté du 19 août 2026), après être passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026.
- La consommation affichée sur l’axe énergie baisse de 10,5 % pour un logement tout électrique. Un logement classé F entre 330 et 368 kWh/m²/an sort des passoires.
- Environ 850 000 logements sortent du statut de passoire, sur 4,8 millions au 1er janvier 2023 (source economie.gouv.fr).
- Seuls les logements chauffés ou dont l’eau chaude fonctionne à l’électricité sont concernés. Aucune étiquette ne baisse.
- La mise à jour est gratuite via l’observatoire ADEME, sans nouvelle visite, si le calcul améliore votre classe.
- Nouvelle mention A0 au 1er janvier 2027 : classe A ou B et aucun équipement fossile pour le chauffage et l’eau chaude. Ce n’est pas une huitième classe.
- Le DPE 2027 indiquera aussi la production renouvelable sur place, la durée de vie restante du chauffage, la compatibilité des radiateurs avec la basse température et la capacité du logement à piloter sa consommation.
Le rappel : ce que le coefficient de l’électricité a déjà changé en 2026
Le nouveau DPE électricité repose sur un seul ajustement, mais il est structurant. Le diagnostic distingue deux consommations. D’un côté, l’énergie finale, celle qui apparaît sur votre facture. De l’autre, l’énergie primaire, qui tient compte de ce qu’il a fallu produire et transporter jusqu’à votre compteur. Pour passer de l’une à l’autre sur l’électricité, on multipliait chaque kilowattheure par 2,3. Depuis janvier 2026, ce facteur tombe à 1,9.
Ce coefficient n’évolue pas seul. Il accompagne le virage vers l’électricité acté par la programmation pluriannuelle de l’énergie, dont nous avons traduit les conséquences pour un logement.
Concrètement, 1 kWh d’électricité consommé compte désormais pour 1,9 kWh d’énergie primaire au lieu de 2,3. La consommation affichée sur l’axe énergie du DPE baisse mécaniquement pour les logements tout électrique. Pour le gaz, le fioul, le bois ou le GPL, le coefficient reste fixé à 1. Rien ne bouge de ce côté.
Pourquoi ce changement maintenant ? L’électricité française est très décarbonée, grâce au nucléaire et à la part croissante des renouvelables. L’ancien coefficient de 2,3 la pénalisait face à des énergies fossiles importées. L’arrêté du 13 août 2025 a acté cette première baisse, en s’appuyant sur le cadre européen. Ce même cadre sert aujourd’hui à justifier la descente à 1,7 : la directive efficacité énergétique de 2023 autorise chaque État à retenir un facteur national, à condition de le calculer et de le justifier. Le but affiché par le gouvernement est de corriger ce déséquilibre, pas de gonfler artificiellement les étiquettes.
DPE 2027 : le coefficient de l’électricité passe à 1,7
L’arrêté du 19 août 2026 fixe le nouveau facteur de conversion à 1,7 à compter du
1er janvier 2027, pour les DPE comme pour les audits énergétiques. Un kilowattheure d’électricité
consommé comptera alors pour 1,7 kWh d’énergie primaire, contre 1,9 aujourd’hui et 2,3 avant 2026.
Le mécanisme est le même qu’en 2026, l’ampleur est simplement plus faible. La première baisse retirait 17,4 % à la
consommation affichée sur l’axe énergie. Celle de 2027 en retire 10,5 %. Les combustibles gardent leur
coefficient de 1 : un logement au gaz, au fioul, au bois ou au GPL ne bouge pas d’un kilowattheure.
Un point mérite d’être posé clairement, parce qu’il dérange les deux camps. Ce recalcul ne fait baisser aucune
consommation réelle. Votre facture, votre confort et vos déperditions restent identiques au 31 décembre et au 1er janvier.
Seule la règle de conversion change. Un logement mal isolé qui gagne une classe reste un logement mal isolé.
Quelle classe aurez-vous au 1er janvier 2027 ?
La question tient en un calcul. Prenez la consommation en énergie primaire inscrite sur votre DPE, en kWh/m²/an,
et multipliez-la par 0,895. Le résultat est votre consommation au barème 2027. Il ne reste plus qu’à le comparer aux
seuils de classe, qui eux ne changent pas.
Voici, classe par classe, la fourchette dans laquelle un logement tout électrique bascule vers la classe
supérieure au 1er janvier 2027.
| Classe au DPE actuel | Consommation actuelle (kWh/m²/an) | Classe au 1er janvier 2027 |
|---|---|---|
| G | 420 à 469 | F |
| F | 330 à 368 | E (sortie du statut de passoire) |
| E | 250 à 279 | D |
| D | 180 à 201 | C |
| C | 110 à 122 | B |
| B | 70 à 78 | A |
Un exemple pour fixer les idées. Un appartement tout électrique classé F à 350 kWh/m²/an tombe à 313 au barème 2027,
soit la classe E. Il quitte les passoires. Le même appartement à 400 kWh/m²/an tombe à 358 : il reste en F.
- Ce calcul vaut pour un logement entièrement électrique. Dans un logement mixte, seule la part
électrique de la consommation est reconvertie : le gain réel est plus faible, et seul un diagnostiqueur peut le chiffrer. - La classe finale du DPE est la pire des deux étiquettes. Un logement bloqué par son axe GES ne gagnera
rien, même si son axe énergie s’améliore.
Quels logements gagnent une classe au nouveau DPE
Un logement est concerné s’il possède une installation de chauffage fixe à l’électricité, ou un ballon d’eau chaude électrique. Un radiateur à roulettes ou un chauffage à bain d’huile ne compte pas. Il faut une installation fixe. Maison individuelle ou appartement en copropriété, le principe reste le même.
Le gain dépend de votre position par rapport aux seuils. Un logement collé sous une limite, un E bas ou un F juste au-dessus du seuil, peut basculer d’une classe. À l’échelle du pays, environ 850 000 logements quittent le statut de passoire énergétique grâce à ce seul recalcul.
Sur les 4,8 millions de passoires recensées au 1er janvier 2023, environ 850 000 sortent des classes F et G. Aucun logement ne voit son étiquette se dégrader.
Tous ne gagnent pas pour autant. Un logement bien enfoncé en classe G reste en G : le changement de méthode ne fait pas de miracle. Un bien chauffé au gaz ou au fioul ne profite d’aucun gain, puisque son coefficient n’a pas bougé. Le vrai basculement se joue sur le passage de F à E, celui qui fait sortir de la catégorie passoire. C’est là que le DPE 2026 change la donne. Pour savoir où vous vous situez, une simulation de votre classe énergétique donne un premier repère avant tout diagnostic officiel.
La mention A0 : ce que le DPE 2027 ajoute aux classes A à G
La mention A0 signale un logement à émissions nulles. Elle est créée par l’arrêté du 11 juin 2026 pour transposer la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, et elle s’applique aux DPE établis à partir du 1er janvier 2027.
Deux conditions doivent être réunies. Le logement doit être classé A ou B avec la méthode de calcul habituelle. Et aucun équipement de chauffage ou de production d’eau chaude ne doit pouvoir fonctionner avec une énergie fossile : l’énergie vient de l’électricité, de renouvelables produites sur place ou à proximité, ou d’un réseau de chaleur efficace.
A0 n’est pas une huitième classe. Les classes A à G et leurs seuils en kWh/m²/an ne bougent pas. C’est une mention ajoutée à côté de l’étiquette, et elle ne donne aucun droit particulier : elle ne permet pas d’augmenter un loyer et ne protège pas le vendeur en cas de litige.
| Logement | Classe | Mention A0 ? |
|---|---|---|
| Maison très bien isolée, chaudière gaz à condensation récente | A | Non : un équipement fossile suffit à l’exclure |
| Maison chauffée par pompe à chaleur, eau chaude thermodynamique | B | Oui |
| Appartement tout électrique, isolation moyenne | C | Non : il faut d’abord atteindre A ou B |
La conséquence est nette : la mention A0 ne s’obtient pas avec une chaudière gaz, même performante, et un logement tout électrique moins bien isolé peut l’obtenir s’il reste en B. Pour situer votre logement avant de lancer des travaux, une estimation de votre classe énergétique donne un premier ordre de grandeur.
Les nouvelles informations que contiendra le DPE 2027
Le même arrêté ajoute plusieurs rubriques au diagnostic. Elles ne changent pas la classe, mais elles changent ce que le document raconte du logement.
- La production renouvelable sur place, en kWh par an et par source, et sa part dans la consommation (autoconsommation comprise). En immeuble collectif, la production commune est répartie au prorata de la surface de chaque logement.
- Les équipements renouvelables présents, représentés par des pictogrammes : panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, pompe à chaleur, géothermie, chauffe-eau thermodynamique, chauffage au bois, réseau de chaleur efficace, éolienne, cogénération.
- La principale source d’énergie du logement, en énergie primaire et en énergie finale.
- La durée de vie restante du chauffage, et de la climatisation s’il y en a une. Aucune méthode de calcul n’est imposée au diagnostiqueur, alors que le DPE est opposable.
- L’aptitude des radiateurs à fonctionner en basse température, c’est-à-dire la facilité à remplacer une chaudière par une pompe à chaleur air/eau ou eau/eau.
- La capacité du logement à piloter sa consommation selon les signaux du réseau électrique (programmation, ballon d’eau chaude, batterie), pour préparer les tarifs qui varient selon l’heure.
- Le renouvellement d’air en m³/h, réparti entre la ventilation et les fuites d’air de l’enveloppe.
Pour un acheteur, la ligne la plus utile sera sans doute la durée de vie du chauffage : deux maisons classées D ne se valent pas si l’une a une chaudière en fin de course. Pour un vendeur ou un bailleur, les panneaux solaires, la pompe à chaleur ou le chauffe-eau thermodynamique deviennent visibles sur le diagnostic, à condition d’être installés à demeure. Ces mentions ne valent pas certificat de bonne pose. En copropriété, la lecture du DPE d’un lot se fait toujours avec les documents de l’immeuble, comme le DPE collectif de la copropriété.
DPE et GES : comprendre les deux étiquettes de son diagnostic
Beaucoup confondent le DPE et le GES, alors que le diagnostic affiche deux étiquettes distinctes. L’axe énergie mesure la consommation en kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré et par an. L’axe climat, ou GES, mesure les émissions de gaz à effet de serre en kilos de CO2 par mètre carré et par an. La classe finale de A à G retenue est toujours la pire des deux.
Cette distinction explique bien des situations. Un logement peut être correct côté énergie mais mal noté côté GES immobilier, ou l’inverse. Voici les seuils officiels des deux axes.
| Classe | Axe énergie (kWh/m²/an) | Axe GES (kgCO2/m²/an) |
|---|---|---|
| A | moins de 70 | moins de 6 |
| B | 70 à 110 | 6 à 11 |
| C | 110 à 180 | 11 à 30 |
| D | 180 à 250 | 30 à 50 |
| E | 250 à 330 | 50 à 70 |
| F | 330 à 420 | 70 à 100 |
| G | 420 et plus | 100 et plus |
Le lien avec la réforme est direct. Le nouveau coefficient joue sur l’axe énergie, pas sur l’axe carbone. Or l’électricité émet peu de CO2 au DPE : environ 0,079 kg de CO2 par kWh, contre 0,227 pour le gaz et 0,324 pour le fioul. Un logement électrique est donc souvent déjà bien noté côté GES. C’est bien sur l’axe énergie que le passage de 2,3 à 1,9 fait gagner des classes. Un chauffage au fioul, lui, reste plombé côté climat même avec une bonne isolation.
Faut-il refaire son DPE pour profiter du nouveau calcul ?
La question du recalcul du DPE revient chez tous les propriétaires concernés. Bonne nouvelle : un DPE existant reste valable 10 ans, et le refaire de zéro n’est pas obligatoire. La réglementation en vigueur précise plusieurs cas de figure.
Les DPE existants ne sont pas recalculés automatiquement. Seuls les diagnostics édités à compter du 1er janvier 2026 intègrent d’office le coefficient de 1,9. Si vous détenez un DPE plus ancien et que le nouveau calcul améliore votre étiquette, vous pouvez le mettre à jour gratuitement, sans nouvelle visite d’un diagnostiqueur, via le site de l’observatoire ADEME (Service Public). Il suffit de reprendre le numéro ADEME imprimé sur votre diagnostic.
Le même mécanisme est reconduit pour la bascule de 2027, avec une nuance de vocabulaire qui compte. L’arrêté du 19 août 2026 prévoit une attestation de changement d’étiquette, générée par le seul observatoire de l’ADEME et téléchargeable gratuitement. Elle remplace l’étiquette initiale sans remettre en cause les données du diagnostic ni imposer une nouvelle visite. Sans cette démarche, votre DPE d’origine reste parfaitement valide jusqu’à son échéance : la mise à jour est une possibilité, jamais une obligation.
Même logique pour la mention A0 et les nouvelles rubriques : elles figureront sur les DPE établis à partir du 1er janvier 2027. Un diagnostic réalisé avant garde sa durée de validité de 10 ans. Le refaire uniquement pour obtenir ces nouvelles lignes n’a d’intérêt que si vous vendez un logement qui en tirerait avantage, par exemple une maison tout électrique classée B ou une installation solaire récente. Le prix d’un DPE se compare alors au bénéfice attendu dans l’annonce.
Attention à la date de réalisation. Les DPE établis avant le 1er juillet 2021 ne sont plus valables, quel que soit le calcul. Ceux réalisés après cette date conservent leur validité de 10 ans. Refaire un diagnostic complet garde du sens dans un cas précis : après des travaux de rénovation, pour acter le gain réel. Dans ce cas, un audit énergétique réglementaire chiffre les scénarios et les sauts de classe attendus.
Vente, location et passoires : ce que change le recalcul
Un point mérite de la prudence, car il touche à des obligations légales. Depuis le 1er juillet 2021, le DPE est opposable : il engage la responsabilité du vendeur comme du bailleur. Un changement d’étiquette a donc des effets concrets, en particulier pour la location.
Le calendrier d’interdiction de location des passoires, fixé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, avance par étapes. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025. La classe F suivra au 1er janvier 2028, puis la classe E au 1er janvier 2034. Les logements F et G subissent aussi un gel des loyers, qui bloque toute révision.
Pour un bailleur dont le logement électrique passe de F à E après recalcul, l’effet peut être immédiat : sortie du gel des loyers et de la trajectoire d’interdiction la plus proche. Ce mécanisme reste toutefois conditionné à votre situation précise. Vérifiez votre cas avant toute décision, et rapprochez-vous d’un notaire ou d’un diagnostiqueur pour une vente ou un bail. Le détail des interdictions et du calendrier de location mérite une lecture attentive.
La mention A0, elle, ne change rien à ce calendrier : il repose sur les classes A à G. Elle valorise un logement déjà performant, sans effet sur le loyer, qui reste encadré par la date du bail, l’indice de référence et, à Paris ou en zone tendue, par les règles locales. Pour suivre ces seuils et les autres chiffres de la rénovation, le tableau des chiffres vérifiés est mis à jour chaque mois.
Un dernier réflexe utile pour les logements qui ne gagnent rien avec la réforme. Avant de remplacer un système de chauffage, traitez d’abord l’isolation : c’est elle qui conditionne le dimensionnement du chauffage et le vrai gain d’étiquette. De nombreuses aides à la rénovation énergétique restent mobilisables pour financer ces travaux, et un choix éclairé entre isolation intérieure et extérieure évite de dépenser au mauvais endroit.
Une baisse actée malgré des avis défavorables
Le nouveau coefficient ne fait pas l’unanimité. Dans sa contribution à la consultation publique sur la SNBC 3 (la stratégie nationale bas-carbone), transmise à notre rédaction le 10 juillet 2026, Coénove, l’association qui représente la filière gaz et les industriels du chauffage, qualifie d’injustifiée la baisse du coefficient Ep/Ef de l’électricité, celle-là même qui a fait passer le calcul du DPE de 2,3 à 1,9.
Son président Jean-Charles Colas-Roy résume la position de la filière : la SNBC 3 doit rester une boussole pour la transition énergétique, et non pas devenir un exercice au service d’une politique uniquement centrée sur l’électrification. L’association pointe aussi la réduction des aides à la rénovation et la suppression de certains soutiens aux solutions hybrides, qu’elle juge incohérentes avec les objectifs affichés. Le détail des arguments est consultable dans la contribution officielle de Coénove à la SNBC 3.
La bascule à 1,7 a suivi le même chemin, en plus net. La consultation publique ouverte du 9 juillet au
6 août 2026 a recueilli une large majorité d’avis défavorables. Le Conseil supérieur de l’énergie et le Conseil supérieur
de la construction et de l’efficacité énergétique ont l’un et l’autre rendu un avis négatif en juillet 2026. L’arrêté est
paru le 19 août. Après 2,3, puis 1,9, voici 1,7 : jusqu’où ira-t-on, interroge Jean-Charles Colas-Roy.
L’association avance un argument technique qui mérite d’être entendu : si la France retient un facteur national comme
l’y autorise la directive de 2023, elle doit le calculer et le justifier. Or, appliqué au mix électrique français, ce
calcul donnerait selon elle une valeur supérieure à 2,3, soit une hausse. Elle rappelle aussi que les pertes en énergie
primaire sont bien réelles, avec par exemple l’arrêt de réacteurs nucléaires l’été pour ne pas trop réchauffer les cours
d’eau.
Chacun jugera : Coénove défend les intérêts d’une filière directement concurrencée par l’électrification du chauffage, et les partisans du nouveau coefficient rappellent qu’il reflète la décarbonation réelle du mix électrique français. Pour vous, propriétaire ou locataire, la conséquence pratique reste en tout cas inchangée : le recalcul s’applique, votre classe peut s’améliorer. Mais ce débat montre que les règles du DPE restent un objet politique mouvant, et qu’un diagnostic n’est jamais gravé dans le marbre.
Questions fréquentes sur le DPE 2027
Le coefficient du DPE passe-t-il vraiment à 1,7 en 2027 ?
Oui. L’arrêté du 19 août 2026 fixe le facteur de conversion de l’électricité à 1,7 à compter du 1er janvier 2027, dans les DPE comme dans les audits énergétiques. C’est la troisième valeur en cinq ans après 2,3 puis 1,9.
Qu’est-ce qui change dans le DPE au 1er janvier 2027 ?
Deux choses. Le coefficient de l’électricité passe de 1,9 à 1,7, ce qui fait gagner une classe à certains logements électriques. Et le diagnostic s’enrichit : mention A0, production renouvelable sur place, durée de vie restante du chauffage, aptitude des radiateurs à la basse température et capacité à piloter la consommation.
Qu’est-ce que la mention A0 du DPE ?
C’est une mention créée au 1er janvier 2027 pour les logements à émissions nulles : il faut être classé A ou B et n’avoir aucun équipement de chauffage ou d’eau chaude qui fonctionne avec une énergie fossile. Ce n’est pas une nouvelle classe : les classes A à G ne changent pas.
Comment savoir si je change de classe au 1er janvier 2027 ?
Multipliez par 0,895 la consommation en énergie primaire inscrite sur votre DPE, puis comparez le résultat aux seuils de classe, qui ne changent pas. Un logement tout électrique classé F entre 330 et 368 kWh/m²/an passe en E et sort des passoires. Dans un logement mixte, seule la part électrique est reconvertie.
Mon logement va-t-il vraiment consommer moins en 2027 ?
Non. Le recalcul ne change que la règle de conversion entre énergie finale et énergie primaire. Votre facture, votre confort et vos déperditions restent identiques. Seule l’étiquette bouge, pas le logement.
Le coefficient de l’électricité au DPE est-il vraiment passé à 1,9 ?
Oui. Depuis le 1er janvier 2026, le facteur de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9, par l’arrêté du 13 août 2025. Cette valeur aligne la France sur la référence européenne. Les combustibles comme le gaz ou le fioul gardent un coefficient de 1.
Quelle est la différence entre le DPE et le GES ?
Le DPE affiche deux étiquettes. L’axe énergie mesure la consommation en kWh d’énergie primaire par m² et par an. L’axe GES mesure les émissions de CO2 par m² et par an. La classe finale retenue est toujours la plus mauvaise des deux.
Dois-je refaire mon DPE pour profiter du nouveau calcul ?
Non, pas forcément. Les DPE existants ne sont pas recalculés d’office, mais si le nouveau coefficient améliore votre classe, vous pouvez mettre à jour votre diagnostic gratuitement sur le site de l’observatoire ADEME, sans nouvelle visite, à partir de votre numéro ADEME.
Mon logement au gaz gagne-t-il une classe avec la réforme ?
Non. La baisse du coefficient ne concerne que l’électricité. Le gaz, le fioul, le bois et le GPL conservent un coefficient de 1. Un logement chauffé au gaz ne voit donc pas son étiquette énergie évoluer avec cette réforme.
Un recalcul peut-il me sortir de l’interdiction de louer ?
C’est possible pour un logement électrique qui passe de F à E, selon la réglementation en vigueur. Cela dépend de votre situation exacte et des seuils atteints. Vérifiez votre cas et faites confirmer par un professionnel avant toute décision de vente ou de location.
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