Un inverseur de source est le commutateur qui bascule votre maison du réseau Enedis vers une source de secours (groupe électrogène, batterie) sans les relier. Le bon modèle se choisit en trois questions : quelle source de secours, quel calibre d’abonnement, et faut-il que la bascule soit automatique.
Ce guide donne le tableau de décision, les prix relevés le 16 septembre 2026 chez des revendeurs français, les règles de la NF C 15-100 vérifiées à la source et le schéma de branchement pas à pas.
- Un inverseur manuel 2 pôles 40 A ou 63 A (Hager SFT240, Hager SF263, kit Legrand 406314) coûte entre 28 et 65 € TTC ; un automatique 63 A (Socomec ATyS g M) dépasse 800 €.
- Le calibre suit votre disjoncteur d’abonné, pas la puissance du groupe : 40 A jusqu’à 9 kVA, 63 A à partir de 12 kVA, 4 pôles si la maison est en triphasé.
- La norme impose un appareil I-0-II qui coupe phase et neutre et rend le couplage des deux sources mécaniquement impossible ; il se place après le disjoncteur de branchement, avant les interrupteurs différentiels.
- Le CONSUEL n’intervient que pour une installation neuve, une rénovation avec mise hors tension par Enedis ou une installation de production : ajouter un inverseur sur un tableau existant n’y est pas soumis.
Inverseur de source : rôle et fonctionnement en trois positions

Un inverseur de source est un commutateur électrique qui aiguille l’alimentation d’une maison entre le réseau public et une source de secours : groupe électrogène, batterie de stockage ou onduleur. Il fonctionne comme un aiguillage de train. Les deux voies existent, un seul train passe.
Tous les modèles domestiques vérifiés pour ce guide fonctionnent en trois positions, ce que les catalogues notent I-0-II. Voici ce que fait chacune.
| Position | Ce qui se passe | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| I : réseau | La maison est alimentée par Enedis. La source de secours est isolée du tableau. | Au quotidien. |
| 0 : point zéro | Aucune source n’est reliée. Phase et neutre sont ouverts des deux côtés. | Passage obligé à chaque bascule, avec un temps d’arrêt avant de continuer. |
| II : secours | Le groupe ou la batterie alimente le tableau. Le réseau est physiquement déconnecté. | Pendant la coupure, une fois le groupe démarré et stabilisé. |
La position 0 fait tout le travail de sécurité. Elle interdit qu’une fraction de seconde le réseau et votre groupe se retrouvent en parallèle, ce qui provoquerait un arc et un court-circuit entre deux sources non synchronisées. Marquez un temps d’arrêt en 0 avant de passer en II. Deux secondes suffisent.
Je vois encore des bricoleurs injecter le courant du groupe dans une prise de la maison avec un câble mâle-mâle. Le courant repart vers la rue par le compteur et met sous tension une ligne que l’agent Enedis croit coupée. L’inverseur n’est pas un confort, c’est ce qui rend le secours acceptable.
Ce qu’un inverseur de source ne remplace pas
Un kit solaire à brancher sur une prise ne vous secourt pas pendant une coupure : son micro-onduleur a besoin du réseau pour se synchroniser et s’arrête dès que la tension disparaît. Pour continuer à produire pendant la panne, il faut un onduleur hybride et une ou plusieurs batteries.
Dans ce cas, la commutation est souvent déjà dans l’onduleur. Les onduleurs hybrides modernes intègrent des contacteurs et une logique de contrôle qui gèrent seuls les flux entre réseau, batteries, panneaux et consommateurs. Vous n’ajoutez un inverseur modulaire que pour une source externe sans cette fonction : groupe électrogène, ou station d’énergie portable raccordée à un circuit dédié.
Tableau de décision : quel inverseur de source selon votre usage

Le choix tient sur une ligne : votre usage fixe le type, votre abonnement fixe le calibre, votre réseau fixe le nombre de pôles. Les prix sont ceux affichés le 16 septembre 2026 chez des revendeurs français de matériel électrique, TTC, matériel seul.
| Usage | Type conseillé | Calibre et pôles | Prix relevé | Modèle vérifié |
|---|---|---|---|---|
| Groupe électrogène de secours, maison monophasée 6 ou 9 kVA | Manuel I-0-II | 40 A, 2 pôles | 28 € | Hager SFT240, 2 modules |
| Groupe électrogène, maison tout-électrique 12 kVA et plus | Manuel I-0-II | 63 A, 2 pôles | 53 à 65 € | Hager SF263 (4 modules) ou kit Legrand 406314 + 2 x 406441 (6 modules) |
| Maison ou atelier en triphasé | Manuel I-0-II | 63 A, 4 pôles (tétrapolaire) | 120 € | Hager SF463, 8 modules |
| Batterie ou onduleur solaire avec sortie secours | Souvent inutile : la commutation est intégrée à l’onduleur hybride. Sinon manuel 2 pôles. | 40 ou 63 A selon l’abonnement | 28 à 65 € | Hager SFT240 ou SF263 |
| Site isolé, dépendance, portail, cabanon sans tableau intérieur | Coffret manuel étanche IP65 avec position 0 | 63 A, mono ou tri | 79 € | Coffret IMO 240 x 160 mm |
| Local professionnel, serveurs, assistance médicale, bascule sans intervention | Automatique (ATS) | 63 A, 2 pôles | 828 € à 1 321 € | Socomec ATyS g M (réf. 93532006) ; Schneider TransferPacT TA100, sur commande |
Un détail qui trompe beaucoup d’acheteurs : le prix catalogue du fabricant n’a rien à voir avec le prix de vente. Hager affiche 237 € HT pour le SFT240 dans son catalogue, le même appareil se vend 27,72 € TTC chez un distributeur en ligne. Comparez les prix revendeurs, pas les tarifs de base.
Inverseur de source manuel ou automatique : le vrai arbitrage
Le marché se divise en deux familles : l’inverseur de source manuel, à manette, et le modèle automatique, souvent appelé ATS pour Automatic Transfer Switch. L’arbitrage se joue entre votre budget et votre tolérance à quelques minutes sans courant.
Si vous subissez une ou deux pannes par an, dépenser plus de 800 € dans un automatisme n’a aucun sens. L’option manuelle demande de descendre au tableau avec une lampe pour basculer la manette. C’est contraignant sur le moment, imbattable sur la durée. L’automatique gère la transition seul pendant que vous restez au chaud, à condition que le groupe sache démarrer sans vous.
| Critère | Inverseur manuel | Inverseur automatique (ATS) |
|---|---|---|
| Prix relevé (63 A, 2 pôles) | 53 à 65 € | 828 à 1 321 € |
| Délai de bascule | Le temps d’aller au tableau et de démarrer le groupe | Quelques secondes, avec une brève coupure le temps que le groupe monte en régime |
| Groupe électrogène requis | N’importe lequel, y compris à lanceur | Démarrage électrique et connectique ATS obligatoires |
| Électronique embarquée | Aucune, mécanique pure | Relais ou contacteurs pilotés, surveillance de tension |
| Cas d’usage | Maison classique, coupures rares | Équipements critiques, santé, local professionnel |
L’inverseur manuel : le choix rationnel pour une maison
Pour maintenir le congélateur, la chaudière et l’éclairage sans exploser le budget, l’inverseur manuel reste le système que je pose par défaut. Son principe est rustique : le courant saute, vous allez au tableau, vous basculez la manette en passant par le 0. C’est tout.
Trois atouts en découlent.
- Zéro panne électronique : pas de carte sensible aux surtensions. De la mécanique, quasi inusable.
- Un prix de disjoncteur : 28 € en 40 A, 53 à 65 € en 63 A pour du matériel de marque, I-0-II, 2 pôles.
- Un contrôle visuel forcé : vous êtes devant le tableau avant de démarrer le groupe, ce qui évite les bascules en charge.
L’inverseur automatique (ATS) : sous conditions
Un ATS surveille en permanence la tension du réseau. Dès qu’elle disparaît, il ordonne le démarrage du générateur puis bascule. La version la plus simple utilise un seul relais : elle passe sur la source secondaire pendant la coupure, puis revient sur le réseau une fois le courant rétabli, avec une brève interruption à chaque transition. Les versions plus sûres utilisent deux contacteurs verrouillés mécaniquement et électriquement, pour qu’une connexion simultanée des deux sources reste impossible.
La contrainte est stricte : le groupe doit avoir un démarrage électrique et un connecteur de commande compatible. Un groupe de chantier à lanceur restera muet pendant que votre ATS attend une tension qui ne viendra jamais.
J’ai d’abord acheté un inverseur automatique pour ma maison des années 80, avant de réaliser que mon vieux groupe de chantier démarrait à la corde. Résultat : 250 € dépensés pour rien. Vérifiez la compatibilité de votre source avant d’acheter le boîtier.
Il existe une configuration intermédiaire pour les installations à batteries : un inverseur manuel pour la priorité choisie par l’utilisateur, en cascade avec un petit automatisme qui gère un scénario critique, comme la recharge des batteries en cas de décharge profonde. C’est une solution d’installateur, pas un montage à improviser.
Quel calibre choisir : 40 A, 63 A, bipolaire ou tétrapolaire ?

Trop de particuliers dimensionnent l’inverseur sur la puissance du groupe. C’est la plaque de votre installation principale qui commande. En fonctionnement normal, la totalité du courant de la maison traverse ce boîtier avant d’atteindre vos circuits : il doit encaisser la pleine puissance de l’abonnement, tous les jours de l’année.
- La formule : puissance (W) / 230 V = intensité (A). Un abonnement 9 kVA correspond à 45 A au disjoncteur d’abonné.
- Le 40 A : maisons classiques avec un abonnement 6 ou 9 kVA.
- Le 63 A : maisons tout-électrique, pompe à chaleur, recharge de voiture, abonnement 12 kVA et plus.
Pas d’autre règle.
Chez moi, en 9 kVA, j’ai posé un 40 A pour un groupe de 4 000 W. C’est suffisant pour tenir le congélateur et l’éclairage. Inutile d’acheter un 63 A pour une source de secours modeste, sauf si votre abonnement l’impose. Si votre projet inclut une borne de recharge, le raisonnement est le même que pour protéger une borne 7 kW : on part du disjoncteur de branchement, pas de l’appareil.
Un inverseur sous-dimensionné chauffe, déforme son boîtier sur le rail DIN et finit par créer un arc persistant dans le tableau. La section des conducteurs suit le calibre : 10 mm² pour un 40 A, 16 mm² pour un 63 A, fil souple avec embouts et serrage au couple.
Attention au piège des unités commerciales. Un groupe vendu pour 3 kVA ne délivre pas 3 000 W réels en continu à cause du facteur de puissance. Basez-vous sur la puissance continue en watts inscrite sur la plaque constructeur pour valider le disjoncteur côté groupe.
Monophasé (2 pôles) ou triphasé (4 pôles)
La nature de votre alimentation dicte l’architecture du boîtier. En monophasé, l’inverseur commute une phase et un neutre : 2 pôles, 2 à 6 modules selon le modèle, matériel abordable. En triphasé, il commute trois phases et un neutre : 4 pôles, 8 modules pour un Hager SF463, prix qui double.
Le vrai casse-tête du triphasé est la source. Alimenter une maison 4 pôles avec un groupe monophasé oblige à ponter les trois phases ensemble au niveau de l’inverseur, et c’est le meilleur moyen d’abîmer les appareils à moteur, à commencer par le compresseur d’une pompe à chaleur dont vous aviez soigneusement estimé le budget d’installation. Une maison triphasée demande un groupe triphasé et un équilibrage des phases fait par un professionnel.
Ce que dit la norme NF C 15-100 pour un inverseur de source

Depuis le 1er septembre 2025, les prescriptions du guide UTE C 15-401 sur les groupes électrogènes sont intégrées à la NF C 15-100 elle-même (partie 5-55, article 555), comme le détaille Promotelec dans sa synthèse de l’édition 2024. Le raccordement d’un groupe de secours n’est plus une annexe. C’est de la norme.
Voici ce que chaque règle impose chez vous, et où je l’ai vérifiée.
| Règle | Ce que cela impose chez vous | Vérifié sur |
|---|---|---|
| Séparation du réseau | L’installation doit être séparée du réseau avant tout secours, au minimum en ouvrant le disjoncteur de branchement. L’inverseur est l’organe qui le fait proprement. Enedis distingue le groupe de secours couplable au réseau (avec organe de couplage) du groupe non couplable avec son inverseur de source : chez un particulier, c’est le second. | Communiqué ERDF/Enedis sur les groupes électrogènes (UTE C 15-401), documentation technique Enedis |
| Coupure du neutre | Phase et neutre sont commutés ensemble : 2 pôles en monophasé, 4 pôles en triphasé. Un inverseur unipolaire n’a pas sa place en tête de tableau. | Fiches Hager SF263, SFT240, SF463 ; Legrand 406314 (1 module par pôle) |
| Interdiction de coupler deux sources | Le verrouillage mécanique rend impossible l’enclenchement simultané du réseau et du groupe. Le mécanisme Legrand s’assemble entre deux interrupteurs-sectionneurs DX3-IS ou deux disjoncteurs DX3 et les interverrouille. | Catalogue Legrand 406314, catalogue Hager |
| Position 0 | Les modèles conformes sont vendus comme inverseurs avec point zéro : I-0-II. La bascule passe par 0 avec un temps d’arrêt, ce qui empêche l’arc entre sources. | Catalogue Hager (SFT240, SF263, SF463) |
| Place dans le tableau | En tête, juste après le disjoncteur de branchement et avant les interrupteurs différentiels 30 mA, pour que le courant du groupe traverse toutes vos protections. | Guides d’installation fabricants et distributeurs |
| Attestation CONSUEL | Obligatoire pour une installation neuve, une rénovation avec mise hors tension par le gestionnaire de réseau, ou une installation de production. Ajouter un inverseur sur un tableau existant resté sous tension n’y est pas soumis. | CONSUEL (article D342-19 du Code de l’énergie), guide EDF |
| Déclaration à Enedis | La convention CACSI vise une installation de production raccordée en parallèle du réseau sans injection, typiquement du solaire. Un groupe de secours isolé par inverseur n’est pas raccordé au réseau : aucune convention à signer, l’exigence est la séparation. | Documentation Enedis |
| Qui fait les travaux | Aucun texte n’impose un électricien pour modifier un tableau existant. Un raccordement de groupe fixe engage pourtant la responsabilité de celui qui le réalise, et l’assureur peut demander l’attestation d’un professionnel après un sinistre. Je confie le raccordement au tableau à un électricien, et je garde le choix du matériel. | CONSUEL, guides distributeurs |
Ce que dit la reglementation
Un inverseur de source touche au tableau et à la séparation d’avec le réseau. La conformité à la NF C 15-100 est contrôlée par le CONSUEL, qui délivre l’attestation exigée avant la première mise en service d’une installation, lors d’une rénovation avec mise hors tension par le gestionnaire et pour toute installation de production. C’est ce qui sépare ce chantier d’un simple bricolage, et ce qui explique qu’un inverseur mal posé puisse réinjecter du courant sur le réseau et mettre en danger un agent en intervention.
Source : CONSUEL, organisme agréé de contrôle des installations électriques, verifie le 16 septembre 2026.
Schéma de branchement d’un inverseur de source en 7 étapes
Le schéma est le même pour un Hager, un Legrand ou un coffret IMO : le réseau entre d’un côté, la source de secours de l’autre, la sortie commune alimente le tableau. Sur un Hager, le réseau se branche sur les bornes L/N et la source d’appoint sur les bornes G/GN, la sortie alimentant la suite du tableau. Le reste est du câblage.
Voici l’ordre que je suis.
- Mettre hors tension. Couper le disjoncteur de branchement, vérifier l’absence de tension au tableau avec un testeur, condamner le disjoncteur avec une étiquette.
- Positionner l’inverseur. Le clipser sur le rail DIN en tête de tableau, juste après le disjoncteur d’abonné et avant les interrupteurs différentiels. Prévoir 2, 4, 6 ou 8 modules selon le modèle.
- Raccorder le réseau sur la position I. Phase et neutre venant du disjoncteur de branchement, en 10 mm² pour un 40 A et 16 mm² pour un 63 A, fil souple avec embouts.
- Raccorder la source de secours sur la position II. Passer par un disjoncteur dédié (16 ou 20 A selon la puissance du groupe) puis par un socle de prise industrielle fixé en façade, pour brancher le groupe sans ouvrir le tableau. Vérifier deux fois la phase et le neutre de ce côté.
- Câbler la sortie commune. Elle alimente les interrupteurs différentiels 30 mA, donc tous vos circuits. Serrer au couple : un fil mal serré chauffe et finit par brûler.
- Étiqueter les trois positions. Réseau, Zéro, Secours, lisibles sur le plastron, avec la consigne de marquer un arrêt en 0.
- Tester dans l’ordre. Bascule à vide I, 0, II ; démarrage du groupe et prise en charge d’un circuit ; simulation de coupure réseau ; retour en I après stabilisation du réseau ; vérification que la manette ne peut pas relier les deux sources. Refaire un essai en charge de 15 minutes chaque trimestre.
Dans un tableau plein, l’inverseur cohabite avec d’autres modules. Un contacteur heures creuses pour le chauffe-eau, par exemple, doit rester en aval de l’inverseur pour être secouru comme le reste. Si vous n’avez jamais dessiné le schéma unifilaire de votre tableau, faites-le avant de toucher au premier fil.
Prix d’un inverseur de source Hager, Legrand ou Schneider en 2026

Voici les prix affichés le 16 septembre 2026 chez des distributeurs français de matériel électrique, TTC, matériel seul, hors pose. Ils bougent, mais les ordres de grandeur tiennent : un manuel de marque coûte le prix d’un bon disjoncteur, un automatique coûte dix à vingt fois plus.
| Modèle | Type | Calibre et pôles | Encombrement | Prix TTC relevé | Revendeur |
|---|---|---|---|---|---|
| Hager SFT240 | Manuel I-0-II | 40 A, 2 pôles | 2 modules | 27,72 € | ELECdirect |
| Hager SF263 | Manuel I-0-II | 63 A, 2 pôles | 4 modules | 52,90 € | Elec44 |
| Legrand 406314 + 2 x 406441 | Manuel, kit avec 2 interrupteurs-sectionneurs | 63 A, 2 pôles | 6 modules | 64,51 € | ELECdirect |
| Coffret IMO IP65 | Manuel avec position 0, en coffret étanche | 63 A, mono ou tri | 240 x 160 x 122 mm | 79,20 € | Achat-Electrique |
| Hager SF463 | Manuel I-0-II | 63 A, 4 pôles | 8 modules | 119,50 € | ELECdirect |
| Socomec ATyS g M 93532006 | Automatique, programmable pour groupe | 63 A, 2 pôles | Modulaire | 827,81 € | Optim-Elec |
| Schneider TransferPacT TA100 | Automatique, transfert retardé | 63 A, 2 pôles | Monobloc | 1 321,19 €, sur commande | La Maison Électrique |
Vous cherchez un inverseur de source Schneider pour votre tableau ? Chez ces revendeurs, la marque n’a pas d’inverseur modulaire manuel grand public repéré : son offre 63 A, c’est le TransferPacT automatique. Pour un manuel, Hager et Legrand couvrent tous les cas domestiques.
Côté pose, comptez 150 à 300 € de main-d’œuvre pour intégrer l’inverseur dans un tableau existant et sain. Si le tableau doit être repris ou si le groupe est fixe avec sa ligne enterrée, les guides de prix relevés en septembre 2026 annoncent 500 à 1 500 € de pose, câblage et essais.
Fuyez les inverseurs sans marque et sans marquage I-0-II vendus sur les grandes places de marché. Un Hager 40 A coûte 28 € : il n’y a aucune économie à faire sur l’organe qui encaisse toute la puissance de la maison.
Erreurs à éviter avec un inverseur de source

Le travail ne s’arrête pas au serrage des borniers. Voici les pièges que je corrige le plus souvent sur le terrain.
- Le câble mâle-mâle. Injecter le groupe dans une prise de la maison renvoie du courant vers la rue. C’est le scénario qui blesse des agents et qui engage votre responsabilité pénale.
- Un commutateur sans position 0. À mes débuts, j’ai voulu économiser 40 € avec un commutateur d’importation sans point mort verrouillé. Lors d’une bascule en charge, un arc s’est formé et le tableau a fondu sous mes yeux. Achetez un I-0-II de marque.
- Dimensionner sur le groupe. Le calibre suit le disjoncteur d’abonné. Un 40 A sur un abonnement 12 kVA chauffe tous les jours, coupure ou pas.
- Inverser phase et neutre côté secours. Confondre le marron et le bleu entre l’entrée de secours et le tableau grille les cartes électroniques de l’électroménager et de la chaudière. Repérez deux fois, comme sur un câblage de télérupteur.
- Sous-dimensionner la liaison externe. Le tableau est câblé en 10 mm² et le groupe arrive par une rallonge de jardin en 1,5 mm². Utilisez un câble souple industriel type H07RN-F dont la section correspond au disjoncteur côté groupe.
- Oublier l’essai trimestriel. Un moteur thermique inactif s’encrasse. Basculez et faites tourner le groupe en charge 15 minutes tous les trois mois, pas la veille de la tempête.
Si la coupure vient d’Enedis ou d’un impayé plutôt que d’une panne, l’inverseur ne vous sera d’aucune aide : lisez plutôt que faire quand on vous coupe l’électricité.
Questions fréquentes sur l’inverseur de source
Comment fonctionne un inverseur de source automatique ?
Il surveille la tension du réseau. Quand elle disparaît, il envoie l’ordre de démarrage au groupe puis bascule l’alimentation sur la position II, avec une brève coupure le temps que le groupe monte en régime. Au retour du réseau, il attend que la tension soit stable, revient en I et arrête le groupe. Il exige un groupe à démarrage électrique avec connectique ATS.
Faut-il un inverseur de source pour des panneaux solaires ou une batterie ?
Pas pour une installation solaire classique : l’onduleur se coupe seul en cas de panne réseau. Avec des batteries et un onduleur hybride doté d’une sortie secours, la commutation est intégrée à l’onduleur. Un inverseur modulaire ne s’ajoute que pour une source externe sans cette fonction, comme une station d’énergie portable ou un groupe.
Quel disjoncteur mettre avant un inverseur de source ?
Côté réseau, le disjoncteur de branchement suffit en amont. Côté groupe, ajoutez un disjoncteur dédié, souvent 16 A ou 20 A selon la puissance continue du groupe, juste avant l’entrée de secours, pour protéger la ligne de raccordement. Les interrupteurs différentiels 30 mA restent en aval de l’inverseur.
Peut-on brancher un groupe électrogène monophasé sur un inverseur triphasé ?
Techniquement, en pontant les trois phases côté secours, mais c’est un montage à réserver à un électricien : les appareils à moteur (pompe à chaleur, compresseur) supportent mal ce couplage et l’équilibrage des phases doit être vérifié. Une maison triphasée demande un groupe triphasé et un inverseur 4 pôles.
Faut-il déclarer un inverseur de source à Enedis ou passer le CONSUEL ?
Un groupe de secours isolé par inverseur n’est pas raccordé au réseau : aucune convention CACSI à signer, l’exigence d’Enedis est la séparation physique. Le CONSUEL n’est dû que pour une installation neuve, une rénovation avec mise hors tension par le gestionnaire ou une installation de production. Ajouter un inverseur sur un tableau existant n’y est pas soumis.
Peut-on automatiser un inverseur manuel existant ?
Non. Les mécanismes d’un modèle manuel ne sont pas conçus pour être motorisés après coup. Pour passer à l’automatique, remplacez l’ensemble par un ATS certifié, en vérifiant d’abord que votre groupe dispose d’un démarrage électrique.
Inverseur statique ou conforme IEC 61439 : est-ce pour une maison ?
Non. L’inverseur statique (STS) commute par électronique de puissance en quelques millisecondes, pour des salles informatiques. La norme IEC 61439 encadre les ensembles d’appareillage, c’est-à-dire les tableaux assemblés par un tableautier ; un coffret inverseur conforme se commande auprès d’un intégrateur (Socomec, Schneider, tableautiers régionaux). Pour une maison, un inverseur modulaire manuel de marque suffit.
Où acheter un inverseur de source fiable ?
Chez les distributeurs de matériel électrique professionnel en ligne ou en agence (ELECdirect, Elec44, Achat-Electrique, Rexel, Yesss) qui vendent les références Hager, Legrand et Socomec avec leur marquage. Évitez les produits sans marque des places de marché généralistes.
Pour aller plus loin
- Une maison qui vise l’autonomie, comme une construction en paille, gagne à prévoir l’inverseur dès le plan du tableau.
- Avant de sécuriser l’alimentation, réduisez le besoin : le coût d’une isolation par l’extérieur se compare au prix d’un groupe et de son carburant.
- Pour un habitat compact ou une annexe, le budget d’une maison container intègre souvent un coffret de secours en façade.
- Un kit solaire Sunology Play 2 réduit la facture au quotidien, sans remplacer un secours pendant la coupure.

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